Arrêt maladie auto-entrepreneur : quelles indemnités en 2026 ?
Arrêt maladie en micro-entreprise : conditions (12 mois, revenu minimum), montant des indemnités journalières (jusqu’à 65,84 €/jour en 2026), délai de carence, démarches. Et pourquoi prévoir une prévoyance.
Que se passe-t-il si vous tombez malade quand vous êtes auto-entrepreneur ? Avez-vous droit à des indemnités ? La réponse est oui, sous conditions — mais le système est plus strict que pour les salariés. Voici ce que vous toucherez vraiment en 2026, et comment vous protéger.
💡 L'essentiel à retenir
Vous pouvez percevoir des indemnités journalières (IJ) de la CPAM si vous êtes affilié depuis au moins 12 mois et que votre revenu moyen dépasse un seuil minimum. Mais ces IJ sont souvent faibles : pour bien vous couvrir, une prévoyance complémentaire est vivement conseillée.
Les conditions pour être indemnisé
Pour toucher des indemnités journalières en cas de maladie, vous devez réunir plusieurs conditions :
- Être affilié depuis au moins 12 mois au titre de votre activité (pas d'IJ pendant la première année).
- Avoir une micro-entreprise active (non radiée).
- Justifier d'un revenu annuel moyen (votre chiffre d'affaires après abattement, sur 3 ans) supérieur à 10 % du plafond de la Sécurité sociale, soit environ 4 800 € en 2026. En dessous, vos IJ sont nulles.
Combien allez-vous toucher ?
L'indemnité journalière correspond à 1/730ᵉ de votre revenu annuel moyen des 3 dernières années. En 2026, elle est comprise entre environ 6 € et 65,84 € par jour (le maximum). Concrètement, avec un revenu modeste, l'indemnité est très faible : un auto-entrepreneur avec un revenu annuel de 15 000 € touche à peine plus de 20 € par jour, alors que ses charges fixes continuent de courir.
Un délai de carence de 3 jours s'applique : vous êtes indemnisé à partir du 4ᵉ jour d'arrêt (sauf affection de longue durée).
Attention : pas de couverture accident du travail
Les cotisations de la micro-entreprise ne couvrent pas les accidents du travail ni les maladies professionnelles. Si vous voulez être protégé sur ce risque, vous devez souscrire volontairement une assurance auprès de la CPAM, ou une prévoyance privée.
La démarche en cas d'arrêt
C'est la même que pour un salarié : un médecin vous prescrit un arrêt, et vous transmettez les volets 1 et 2 à votre CPAM dans les 48 heures. Pendant l'arrêt, vous devez cesser totalement votre activité : si la CPAM constate que vous facturez, vous perdez vos indemnités.
Le cas du cumul salarié + auto-entrepreneur
Si vous êtes aussi salarié, bonne nouvelle : vos indemnités d'arrêt maladie sont calculées sur votre salaire (souvent plus avantageux), et non sur vos revenus de micro-entreprise. Voir notre article auto-entrepreneur et salarié.
🛡️ Le bon réflexe : la prévoyance
Parce que les IJ de base sont faibles, une prévoyance permet de maintenir vos revenus en cas d'arrêt prolongé. On vous explique tout dans notre article mutuelle et prévoyance de l'auto-entrepreneur.
En résumé
En tant qu'auto-entrepreneur, vous avez bien droit à des indemnités en cas de maladie, mais sous conditions strictes (12 mois d'affiliation, revenu minimum) et pour des montants souvent modestes. Anticipez en mettant un peu d'argent de côté et, idéalement, en souscrivant une prévoyance — c'est la meilleure façon de ne pas vous retrouver sans revenus en cas de coup dur.
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